Catalogue Tuesday 18 December・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 209

George Noel Gordon, Lord BYRON (1788-1824) L.A.S., Newstead Abbey 7 août 1811, [à son ami James Wedderburn Webster]; 4 pages in-4; en anglais. Lettre pleine de colère, écrite sous le choc de la mort de sa mère (1er août 1811), alors que Byron revient d'un séjour de deux ans en Grèce (arrivé à Londres le 14 juillet, il partit le 2 août pour Newstead Abbey, ayant reçu la nouvelle du décès). Cette lettre semble inédite. Il a reçu sa lettre indignée et ne comprend pas, puisqu'il s'agissait d'une voiture, l'objection à la présence d'un carrossier [il s'agit de la commande par Byron d'une voiture, puis de l'achat d'une voiture appartenant à Webster pour venir de Londres à Newstead Abbey]. Il n'est pas dans son pouvoir de l'offenser, et face au refus de Byron, qu'il s'appelle son ancien ami suggère qu'il soit son futur ennemi. Pourtant l'ami ne saurait avoir une opinion plus humble de Byron que Byron lui-même, et Byron trouve dans le style de son épître quelque chose de si teuton, que l'on pourrait supposer que son tuteur allemand ne l'eût pas relâché: elle commence par une insulte et se termine par une absurdité... Il le remercie de ses efforts pour sa défense, et cite plaisamment une épigramme de Prior... Pourquoi W. le défend-il et pourquoi l'attaque-t-il? Tout est si mélangé, c'est à peine si Byron distingue entre les deux. Il n'a ni le caractère ni les qualités pour se rendre un objet incessant de débat, il n'imagine pas qu'en disant à d'autres hommes qu'ils sont des sots, il prouve que lui-même est sage, et il sait que sa vie future a peu à espérer de ses folies passées (on eût pu dire vices), pourtant il compte être jugé seul... Son amitié ou son inimitié valent si peu que Byron ne l'insultera ni en lui proposant l'une, ni en le menaçant de l'autre, mais il souhaite que toutes futures communications soient écrites dans la langue d'un gentleman, parce que, sans se sentir dégradé par l'extravagance de ses expressions, les coutumes du très vilain monde dans lequel ils vivent, les obligent à adopter de sottes me

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George Noel Gordon, Lord BYRON (1788-1824) L.A.S., Newstead Abbey 7 août 1811, [à son ami James Wedderburn Webster]; 4 pages in-4; en anglais. Lettre pleine de colère, écrite sous le choc de la mort de sa mère (1er août 1811), alors que Byron revient d'un séjour de deux ans en Grèce (arrivé à Londres le 14 juillet, il partit le 2 août pour Newstead Abbey, ayant reçu la nouvelle du décès). Cette lettre semble inédite. Il a reçu sa lettre indignée et ne comprend pas, puisqu'il s'agissait d'une voiture, l'objection à la présence d'un carrossier [il s'agit de la commande par Byron d'une voiture, puis de l'achat d'une voiture appartenant à Webster pour venir de Londres à Newstead Abbey]. Il n'est pas dans son pouvoir de l'offenser, et face au refus de Byron, qu'il s'appelle son ancien ami suggère qu'il soit son futur ennemi. Pourtant l'ami ne saurait avoir une opinion plus humble de Byron que Byron lui-même, et Byron trouve dans le style de son épître quelque chose de si teuton, que l'on pourrait supposer que son tuteur allemand ne l'eût pas relâché: elle commence par une insulte et se termine par une absurdité... Il le remercie de ses efforts pour sa défense, et cite plaisamment une épigramme de Prior... Pourquoi W. le défend-il et pourquoi l'attaque-t-il? Tout est si mélangé, c'est à peine si Byron distingue entre les deux. Il n'a ni le caractère ni les qualités pour se rendre un objet incessant de débat, il n'imagine pas qu'en disant à d'autres hommes qu'ils sont des sots, il prouve que lui-même est sage, et il sait que sa vie future a peu à espérer de ses folies passées (on eût pu dire vices), pourtant il compte être jugé seul... Son amitié ou son inimitié valent si peu que Byron ne l'insultera ni en lui proposant l'une, ni en le menaçant de l'autre, mais il souhaite que toutes futures communications soient écrites dans la langue d'un gentleman, parce que, sans se sentir dégradé par l'extravagance de ses expressions, les coutumes du très vilain monde dans lequel ils vivent, les obligent à adopter de sottes me
Sale Tuesday 18 December・14:00 (Europe/Paris)
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