François, comte de BULKELEY (1686-1756)
Lieutenant général au service de France. L.A., au camp de Spire 11 juin 1735, au Président de Montesquieu à Paris; 2 pages et demie in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes. [CM 424] SUR LA SITUATION MILITAIRE, ET LA VISITE DE MONTESQUIEU À SAINT-SIMON. «Vos lettres, mon cher president, vallent mieux que tous les discours de votre Académie hors le votre, ainsy je vous suplie de continuer à m'honorer d'une correspondance qui m'est infiniment precieuse». Il donne des nouvelles de la campagne militaire: «Mr le maréchal [de Coigny] a fait descendre deux ponts de batteaux du coté de Worms. [...] malgré ces preparatifs je ne sçaurois croire qu'on puisse tenter le passage du Rhin vû la position des ennemis, nous les trouverons partout mais Mr le P[rince] Eugène ne quittera point son Brukshall si je ne me trompe. On me mande de l'armée [...] que le marechal y est adoré, quil fait tout ce qui faut pour l'être, et que la discipline y est parfaitement bien etablie [...] quant à l'armée d'Italie je ne veux pas y penser». Il parle du voyage en France du duc de Richmond, avec lady Hervey: «Que je suis faché que my Lady Hervey ne voye pas Mr de Richelieu, je le lui dis hier, il etoit à sa toilette qui avoit tout l'air de celle d'une beauté bien délabrée; mais les graces et la gentilesse durent encore»... Puis il évoque la prochaine visite de Montesquieu au duc de Saint-Simon: «Vous allez donc à la Ferté, et vous avez raison de conter sur les bons propos du maître de la maison, je le trouve charmant; et je voudrois l'avoir pour maître icy au lieu du Prince qui me commande, qui est pourtant un bon homme»
Catalogue mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°19

François, comte de BULKELEY (1686-1756) Lieutenant général au service de France. L.A., au camp de Spire 11 juin 1735, au Président de Montesquieu à Paris; 2 pages et demie in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes. [CM 424] SUR LA SITUATION MILITAIRE, ET LA VISITE DE MONTESQUIEU À SAINT-SIMON. «Vos lettres, mon cher president, vallent mieux que tous les discours de votre Académie hors le votre, ainsy je vous suplie de continuer à m'honorer d'une correspondance qui m'est infiniment precieuse». Il donne des nouvelles de la campagne militaire: «Mr le maréchal [de Coigny] a fait descendre deux ponts de batteaux du coté de Worms. [...] malgré ces preparatifs je ne sçaurois croire qu'on puisse tenter le passage du Rhin vû la position des ennemis, nous les trouverons partout mais Mr le P[rince] Eugène ne quittera point son Brukshall si je ne me trompe. On me mande de l'armée [...] que le marechal y est adoré, quil fait tout ce qui faut pour l'être, et que la discipline y est parfaitement bien etablie [...] quant à l'armée d'Italie je ne veux pas y penser». Il parle du voyage en France du duc de Richmond, avec lady Hervey: «Que je suis faché que my Lady Hervey ne voye pas Mr de Richelieu, je le lui dis hier, il etoit à sa toilette qui avoit tout l'air de celle d'une beauté bien délabrée; mais les graces et la gentilesse durent encore»... Puis il évoque la prochaine visite de Montesquieu au duc de Saint-Simon: «Vous allez donc à la Ferté, et vous avez raison de conter sur les bons propos du maître de la maison, je le trouve charmant; et je voudrois l'avoir pour maître icy au lieu du Prince qui me commande, qui est pourtant un bon homme»

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François, comte de BULKELEY (1686-1756) Lieutenant général au service de France. L.A., au camp de Spire 11 juin 1735, au Président de Montesquieu à Paris; 2 pages et demie in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes. [CM 424] SUR LA SITUATION MILITAIRE, ET LA VISITE DE MONTESQUIEU À SAINT-SIMON. «Vos lettres, mon cher president, vallent mieux que tous les discours de votre Académie hors le votre, ainsy je vous suplie de continuer à m'honorer d'une correspondance qui m'est infiniment precieuse». Il donne des nouvelles de la campagne militaire: «Mr le maréchal [de Coigny] a fait descendre deux ponts de batteaux du coté de Worms. [...] malgré ces preparatifs je ne sçaurois croire qu'on puisse tenter le passage du Rhin vû la position des ennemis, nous les trouverons partout mais Mr le P[rince] Eugène ne quittera point son Brukshall si je ne me trompe. On me mande de l'armée [...] que le marechal y est adoré, quil fait tout ce qui faut pour l'être, et que la discipline y est parfaitement bien etablie [...] quant à l'armée d'Italie je ne veux pas y penser». Il parle du voyage en France du duc de Richmond, avec lady Hervey: «Que je suis faché que my Lady Hervey ne voye pas Mr de Richelieu, je le lui dis hier, il etoit à sa toilette qui avoit tout l'air de celle d'une beauté bien délabrée; mais les graces et la gentilesse durent encore»... Puis il évoque la prochaine visite de Montesquieu au duc de Saint-Simon: «Vous allez donc à la Ferté, et vous avez raison de conter sur les bons propos du maître de la maison, je le trouve charmant; et je voudrois l'avoir pour maître icy au lieu du Prince qui me commande, qui est pourtant un bon homme»
Vente mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 31 Avenue Hubert Germain 75016 Paris