Catalogue mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°56

Jean-Georges, vicomte de FUMEL (1721-1788) Colonel, major-général de l'armée des Indes, il seconda Lally dans la prise du Fort Saint-David et dans les expéditions de Tanjaour et de Madras; ramené en Europe comme prisonnier de guerre après la capitulation de Pondichéry, il fut mis en accusation mais se sauva en témoignant contre Lally. L.A.S., [entre 1762 et 1765]; 3 pages et demie in-4. Il adresse à son correspondant deux lettres, et des notes qui permettront de juger de «la hardiesse de celui qui veut aujourd'huy me mettre à un conseil de guerre» [Lally], et qu'il cite: «Je sens parfaitement Mr que la superiorité de votre rang donnera toujours à vos accusations un poids que toutes les raisons que je pourrois dire pour ma défense ne scauroit avoir, pour pensér malgré le tort que vous me faite que vous voulies m'accuser par votre authorité. J'insiste donc de nouveau sur la demande que je vous ai déjà faite d'un conseil de guerre: vous êtes trop éclairé pour n'en voir pas la nécessité pour moy, et pour ne pas voir en meme temps qu'en me réfusant de faire éxaminer ma conduite sur les lieux meme ou elle est connüe, vous me donnes partout ailleurs un juste sujet de me plaindre et des armes pour me deffendre, contre toutes les imputations dont on pourroit me charger &c. Assurement mr on ne peut pas presser plus instament, pour une chose dont il me menace aujourd'hui»... Fumel craint que les juges n'y voient pas clair, car le même lui écrit ne pouvoir accorder un conseil de guerre que pour trahison ou couardise, dont on ne saurait le soupçonner. «Comme vous voulés bien vous interessér a moy j'ai cru mr que vous ne series pas faché de cette petite note, qui caracterise l'enemi de l'humanité»

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500 €
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Jean-Georges, vicomte de FUMEL (1721-1788) Colonel, major-général de l'armée des Indes, il seconda Lally dans la prise du Fort Saint-David et dans les expéditions de Tanjaour et de Madras; ramené en Europe comme prisonnier de guerre après la capitulation de Pondichéry, il fut mis en accusation mais se sauva en témoignant contre Lally. L.A.S., [entre 1762 et 1765]; 3 pages et demie in-4. Il adresse à son correspondant deux lettres, et des notes qui permettront de juger de «la hardiesse de celui qui veut aujourd'huy me mettre à un conseil de guerre» [Lally], et qu'il cite: «Je sens parfaitement Mr que la superiorité de votre rang donnera toujours à vos accusations un poids que toutes les raisons que je pourrois dire pour ma défense ne scauroit avoir, pour pensér malgré le tort que vous me faite que vous voulies m'accuser par votre authorité. J'insiste donc de nouveau sur la demande que je vous ai déjà faite d'un conseil de guerre: vous êtes trop éclairé pour n'en voir pas la nécessité pour moy, et pour ne pas voir en meme temps qu'en me réfusant de faire éxaminer ma conduite sur les lieux meme ou elle est connüe, vous me donnes partout ailleurs un juste sujet de me plaindre et des armes pour me deffendre, contre toutes les imputations dont on pourroit me charger &c. Assurement mr on ne peut pas presser plus instament, pour une chose dont il me menace aujourd'hui»... Fumel craint que les juges n'y voient pas clair, car le même lui écrit ne pouvoir accorder un conseil de guerre que pour trahison ou couardise, dont on ne saurait le soupçonner. «Comme vous voulés bien vous interessér a moy j'ai cru mr que vous ne series pas faché de cette petite note, qui caracterise l'enemi de l'humanité»
Vente mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 31 Avenue Hubert Germain 75016 Paris