Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL
Manuscrit autographe, Vraÿes causes de la perte de l'Inde, [1766]; cahier de 12 pages grand in-fol., lié d'un ruban bleu (petite mouill. avec légères effrangeures en haut des feuillets. Vive défense de sa conduite en Inde, incriminant les conseillers de Pondichéry, le comte d'Aché et le chevalier de Soupire, et faisant valoir qu'on ne pouvait conserver les possessions françaises sans argent ni escadre. Il s'agit d'une version primitive, avec ratures et corrections, du texte qui, amplement développé et transposé à la troisième personne, sera publié sous le titre: Vraies causes de la perte de l'Inde. - Pour le comte de Lally, contre M. le Procureur Général (Paris, impr. de Simon, 1766). La première moitié du manuscrit constitue une défense de l'action militaire et administrative de Lally en Inde. «Le public n'a vû jusqu'icy et ne voit encore aujourduy que Pondichery perdu, le cris qu'a suscité contre moy, à mon retour en France, une cabale dont j'ay decouvert et voulu reprimer les malversations dans l'Inde, toutes les calomnies qu'elle a repandue à la cour et à la ville tendent à luy persuader que non seulement je suis cause de la perte de Pondichery, mais meme de la perte de toute l'Inde»... Cependant sans parler de «la mauvaise conduite de l'administration», même avec des forces supérieures «l'on ne pouvoit conserver Pondichery sans une escadre, l'ennemy en ayant une, et je me flatte que le public ouvrira enfin les yeux sur les veritables causes de cette perte, que par recrimination le conseil de Pondichery voudroit m'imputer»... Il présente rapidement la situation militaire et raconte l'attaque hardie qu'il livra sur Madras avec une armée de 2800 Européens, alors que la place avait 5000 défenseurs bientôt secourus par un renfort de 6 vaisseaux et 600 hommes: «on conviendra que Mr de Vauban n'a jamais calculé cette proportion dans les sieges où un assiegé est reputé egal en force à 5 assiegeants»... Pourtant on fit à Lally un crime d'avoir manqué Madras, alors que l
Catalogue mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°73

Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL Manuscrit autographe, Vraÿes causes de la perte de l'Inde, [1766]; cahier de 12 pages grand in-fol., lié d'un ruban bleu (petite mouill. avec légères effrangeures en haut des feuillets. Vive défense de sa conduite en Inde, incriminant les conseillers de Pondichéry, le comte d'Aché et le chevalier de Soupire, et faisant valoir qu'on ne pouvait conserver les possessions françaises sans argent ni escadre. Il s'agit d'une version primitive, avec ratures et corrections, du texte qui, amplement développé et transposé à la troisième personne, sera publié sous le titre: Vraies causes de la perte de l'Inde. - Pour le comte de Lally, contre M. le Procureur Général (Paris, impr. de Simon, 1766). La première moitié du manuscrit constitue une défense de l'action militaire et administrative de Lally en Inde. «Le public n'a vû jusqu'icy et ne voit encore aujourduy que Pondichery perdu, le cris qu'a suscité contre moy, à mon retour en France, une cabale dont j'ay decouvert et voulu reprimer les malversations dans l'Inde, toutes les calomnies qu'elle a repandue à la cour et à la ville tendent à luy persuader que non seulement je suis cause de la perte de Pondichery, mais meme de la perte de toute l'Inde»... Cependant sans parler de «la mauvaise conduite de l'administration», même avec des forces supérieures «l'on ne pouvoit conserver Pondichery sans une escadre, l'ennemy en ayant une, et je me flatte que le public ouvrira enfin les yeux sur les veritables causes de cette perte, que par recrimination le conseil de Pondichery voudroit m'imputer»... Il présente rapidement la situation militaire et raconte l'attaque hardie qu'il livra sur Madras avec une armée de 2800 Européens, alors que la place avait 5000 défenseurs bientôt secourus par un renfort de 6 vaisseaux et 600 hommes: «on conviendra que Mr de Vauban n'a jamais calculé cette proportion dans les sieges où un assiegé est reputé egal en force à 5 assiegeants»... Pourtant on fit à Lally un crime d'avoir manqué Madras, alors que l

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL Manuscrit autographe, Vraÿes causes de la perte de l'Inde, [1766]; cahier de 12 pages grand in-fol., lié d'un ruban bleu (petite mouill. avec légères effrangeures en haut des feuillets. Vive défense de sa conduite en Inde, incriminant les conseillers de Pondichéry, le comte d'Aché et le chevalier de Soupire, et faisant valoir qu'on ne pouvait conserver les possessions françaises sans argent ni escadre. Il s'agit d'une version primitive, avec ratures et corrections, du texte qui, amplement développé et transposé à la troisième personne, sera publié sous le titre: Vraies causes de la perte de l'Inde. - Pour le comte de Lally, contre M. le Procureur Général (Paris, impr. de Simon, 1766). La première moitié du manuscrit constitue une défense de l'action militaire et administrative de Lally en Inde. «Le public n'a vû jusqu'icy et ne voit encore aujourduy que Pondichery perdu, le cris qu'a suscité contre moy, à mon retour en France, une cabale dont j'ay decouvert et voulu reprimer les malversations dans l'Inde, toutes les calomnies qu'elle a repandue à la cour et à la ville tendent à luy persuader que non seulement je suis cause de la perte de Pondichery, mais meme de la perte de toute l'Inde»... Cependant sans parler de «la mauvaise conduite de l'administration», même avec des forces supérieures «l'on ne pouvoit conserver Pondichery sans une escadre, l'ennemy en ayant une, et je me flatte que le public ouvrira enfin les yeux sur les veritables causes de cette perte, que par recrimination le conseil de Pondichery voudroit m'imputer»... Il présente rapidement la situation militaire et raconte l'attaque hardie qu'il livra sur Madras avec une armée de 2800 Européens, alors que la place avait 5000 défenseurs bientôt secourus par un renfort de 6 vaisseaux et 600 hommes: «on conviendra que Mr de Vauban n'a jamais calculé cette proportion dans les sieges où un assiegé est reputé egal en force à 5 assiegeants»... Pourtant on fit à Lally un crime d'avoir manqué Madras, alors que l
Vente mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 31 Avenue Hubert Germain 75016 Paris