Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL
Manuscrits autographes pour un Abrégé du procès; 51 pages in-fol. ou in-4. Manuscrits pour un abrégé de l'histoire des procès du général Lally, d'abord devant le Parlement de Paris, ensuite en révision devant les Parlements de Bretagne, puis de Bourgogne. Des suppressions réalisées ou envisagées, et des indications de mise en pages en colonnes, attestent que l'auteur cherchait à tenir sa narration dans des bornes prescrites. Environ la moitié de l'ensemble forme une relation de l'instruction et du procès du Châtelet (1763-1766); trois versions existent du dénouement, mettant en scène un Louis XV impuissant devant le verdict. Un autre fragment raconte la cassation de cet arrêt par le Conseil d'État, et le renvoi du procès à Rouen «pour y être non seulement jugé, mais instruit» (1778), procédure suivie d'une nouvelle condamnation, d'une nouvelle cassation et d'un renvoi de l'affaire à Dijon (1780). Il existe trois autres versions du début de ce fragment, ainsi qu'une page de souvenirs personnels du choc qu'eut l'écolier, en apprenant l'exécution imminente de son père. Citons ce fragment dépeignant Trophime, à Rouen, face aux manoeuvres de Duval d'Éprémesnil: «Le fils qui défendait son père victime d'un meurtre judiciaire fut couvert des applaudissemens du public, et le neveu d'un oncle mort tranquillement dans son lit, après avoir été le dénonciateur acharné de la victime, recueillit des marques non moins énergiques de l'indignation publique. Un arrêt rendu sur les conclusions de M. l'avocat general Grécourt fut lu à l'audience pour défendre les applaudissemens & les huées. Dans le cours meme de cette audience, Mr d'Epremesnil, en ayant recueilli plus qu'à l'ordinaire, se tourna vers le public, et lui dit avec un regard & un ton offensant: je croyais que la Cour avait rendu un arrêt. Le public répondit par des huées plus fortes que jamais»... Etc
Catalogue mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°84

Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL Manuscrits autographes pour un Abrégé du procès; 51 pages in-fol. ou in-4. Manuscrits pour un abrégé de l'histoire des procès du général Lally, d'abord devant le Parlement de Paris, ensuite en révision devant les Parlements de Bretagne, puis de Bourgogne. Des suppressions réalisées ou envisagées, et des indications de mise en pages en colonnes, attestent que l'auteur cherchait à tenir sa narration dans des bornes prescrites. Environ la moitié de l'ensemble forme une relation de l'instruction et du procès du Châtelet (1763-1766); trois versions existent du dénouement, mettant en scène un Louis XV impuissant devant le verdict. Un autre fragment raconte la cassation de cet arrêt par le Conseil d'État, et le renvoi du procès à Rouen «pour y être non seulement jugé, mais instruit» (1778), procédure suivie d'une nouvelle condamnation, d'une nouvelle cassation et d'un renvoi de l'affaire à Dijon (1780). Il existe trois autres versions du début de ce fragment, ainsi qu'une page de souvenirs personnels du choc qu'eut l'écolier, en apprenant l'exécution imminente de son père. Citons ce fragment dépeignant Trophime, à Rouen, face aux manoeuvres de Duval d'Éprémesnil: «Le fils qui défendait son père victime d'un meurtre judiciaire fut couvert des applaudissemens du public, et le neveu d'un oncle mort tranquillement dans son lit, après avoir été le dénonciateur acharné de la victime, recueillit des marques non moins énergiques de l'indignation publique. Un arrêt rendu sur les conclusions de M. l'avocat general Grécourt fut lu à l'audience pour défendre les applaudissemens & les huées. Dans le cours meme de cette audience, Mr d'Epremesnil, en ayant recueilli plus qu'à l'ordinaire, se tourna vers le public, et lui dit avec un regard & un ton offensant: je croyais que la Cour avait rendu un arrêt. Le public répondit par des huées plus fortes que jamais»... Etc

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Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL Manuscrits autographes pour un Abrégé du procès; 51 pages in-fol. ou in-4. Manuscrits pour un abrégé de l'histoire des procès du général Lally, d'abord devant le Parlement de Paris, ensuite en révision devant les Parlements de Bretagne, puis de Bourgogne. Des suppressions réalisées ou envisagées, et des indications de mise en pages en colonnes, attestent que l'auteur cherchait à tenir sa narration dans des bornes prescrites. Environ la moitié de l'ensemble forme une relation de l'instruction et du procès du Châtelet (1763-1766); trois versions existent du dénouement, mettant en scène un Louis XV impuissant devant le verdict. Un autre fragment raconte la cassation de cet arrêt par le Conseil d'État, et le renvoi du procès à Rouen «pour y être non seulement jugé, mais instruit» (1778), procédure suivie d'une nouvelle condamnation, d'une nouvelle cassation et d'un renvoi de l'affaire à Dijon (1780). Il existe trois autres versions du début de ce fragment, ainsi qu'une page de souvenirs personnels du choc qu'eut l'écolier, en apprenant l'exécution imminente de son père. Citons ce fragment dépeignant Trophime, à Rouen, face aux manoeuvres de Duval d'Éprémesnil: «Le fils qui défendait son père victime d'un meurtre judiciaire fut couvert des applaudissemens du public, et le neveu d'un oncle mort tranquillement dans son lit, après avoir été le dénonciateur acharné de la victime, recueillit des marques non moins énergiques de l'indignation publique. Un arrêt rendu sur les conclusions de M. l'avocat general Grécourt fut lu à l'audience pour défendre les applaudissemens & les huées. Dans le cours meme de cette audience, Mr d'Epremesnil, en ayant recueilli plus qu'à l'ordinaire, se tourna vers le public, et lui dit avec un regard & un ton offensant: je croyais que la Cour avait rendu un arrêt. Le public répondit par des huées plus fortes que jamais»... Etc
Vente mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 31 Avenue Hubert Germain 75016 Paris