Camille JORDAN (1771-1821)
Homme politique. 3 L.A.S., 1810-1820, à Trophime-Gérard de Lally-Tolendal; 4 pages in-4 ou in-8, adresses. Lyon 16 juin 1810, à l'«ancien membre de l'Assemblée constituante», à Bruxelles. Mme de Staël a dû le prévenir qu'un libraire lyonnais [Ballanche], «ami particulier de Chateaubriand» et éditeur du Génie du Christianisme, médite une édition complète bilingue de Cicéron. «Au nom de Ciceron votre souvenir s'eveille naturellement. J'ai parlé à ce libraire qui est mon ami de vos travaux sur cet auteur, de vos traductions de ses oraisons que je ne connais pas, mais que j'ai entendu extremement vanter. Là-dessus il s'est enflammé d'un vif desir que vous voulussiez bien prendre interet à son entreprise, l'aider de vos conseils, disposer en sa faveur de vos traductions»... Ce 26 [1820]. Il a parlé avec Royer-Collard et Guizot de leur correspondance avec de Serre [Pierre-François, comte de Serre, garde des sceaux, qui a renvoyé du Conseil d'État les susnommés et Jordan], et ils sont d'avis de n'en laisser prendre aucune copie afin d'éviter toute publication, «peut-etre alterée», qu'on leur imputerait. Jourdan fait une exception à son engagement en adressant une copie à son ami, «sous la condition expresse imposée à votre loyauté qu'après l'avoir lue suivant votre desir à Madame d'Henin et à votre societé intime vous me la renverrez demain sans en avoir laissé prendre ni gardé de copie»... Samedi [1820]. Il redemande la copie de la lettre, s'estimant «obligé à suivre la resolution convenue avec mes collegues de disgrace»... ON JOINT un exemplaire du discours prononcé sur la tombe de Camille Jordan par le comte de Sainte-Aulaire, avec L.A. d'envoi
Catalogue mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°146

Camille JORDAN (1771-1821) Homme politique. 3 L.A.S., 1810-1820, à Trophime-Gérard de Lally-Tolendal; 4 pages in-4 ou in-8, adresses. Lyon 16 juin 1810, à l'«ancien membre de l'Assemblée constituante», à Bruxelles. Mme de Staël a dû le prévenir qu'un libraire lyonnais [Ballanche], «ami particulier de Chateaubriand» et éditeur du Génie du Christianisme, médite une édition complète bilingue de Cicéron. «Au nom de Ciceron votre souvenir s'eveille naturellement. J'ai parlé à ce libraire qui est mon ami de vos travaux sur cet auteur, de vos traductions de ses oraisons que je ne connais pas, mais que j'ai entendu extremement vanter. Là-dessus il s'est enflammé d'un vif desir que vous voulussiez bien prendre interet à son entreprise, l'aider de vos conseils, disposer en sa faveur de vos traductions»... Ce 26 [1820]. Il a parlé avec Royer-Collard et Guizot de leur correspondance avec de Serre [Pierre-François, comte de Serre, garde des sceaux, qui a renvoyé du Conseil d'État les susnommés et Jordan], et ils sont d'avis de n'en laisser prendre aucune copie afin d'éviter toute publication, «peut-etre alterée», qu'on leur imputerait. Jourdan fait une exception à son engagement en adressant une copie à son ami, «sous la condition expresse imposée à votre loyauté qu'après l'avoir lue suivant votre desir à Madame d'Henin et à votre societé intime vous me la renverrez demain sans en avoir laissé prendre ni gardé de copie»... Samedi [1820]. Il redemande la copie de la lettre, s'estimant «obligé à suivre la resolution convenue avec mes collegues de disgrace»... ON JOINT un exemplaire du discours prononcé sur la tombe de Camille Jordan par le comte de Sainte-Aulaire, avec L.A. d'envoi

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Camille JORDAN (1771-1821) Homme politique. 3 L.A.S., 1810-1820, à Trophime-Gérard de Lally-Tolendal; 4 pages in-4 ou in-8, adresses. Lyon 16 juin 1810, à l'«ancien membre de l'Assemblée constituante», à Bruxelles. Mme de Staël a dû le prévenir qu'un libraire lyonnais [Ballanche], «ami particulier de Chateaubriand» et éditeur du Génie du Christianisme, médite une édition complète bilingue de Cicéron. «Au nom de Ciceron votre souvenir s'eveille naturellement. J'ai parlé à ce libraire qui est mon ami de vos travaux sur cet auteur, de vos traductions de ses oraisons que je ne connais pas, mais que j'ai entendu extremement vanter. Là-dessus il s'est enflammé d'un vif desir que vous voulussiez bien prendre interet à son entreprise, l'aider de vos conseils, disposer en sa faveur de vos traductions»... Ce 26 [1820]. Il a parlé avec Royer-Collard et Guizot de leur correspondance avec de Serre [Pierre-François, comte de Serre, garde des sceaux, qui a renvoyé du Conseil d'État les susnommés et Jordan], et ils sont d'avis de n'en laisser prendre aucune copie afin d'éviter toute publication, «peut-etre alterée», qu'on leur imputerait. Jourdan fait une exception à son engagement en adressant une copie à son ami, «sous la condition expresse imposée à votre loyauté qu'après l'avoir lue suivant votre desir à Madame d'Henin et à votre societé intime vous me la renverrez demain sans en avoir laissé prendre ni gardé de copie»... Samedi [1820]. Il redemande la copie de la lettre, s'estimant «obligé à suivre la resolution convenue avec mes collegues de disgrace»... ON JOINT un exemplaire du discours prononcé sur la tombe de Camille Jordan par le comte de Sainte-Aulaire, avec L.A. d'envoi
Vente mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 31 Avenue Hubert Germain 75016 Paris