Dominique Dufour de PRADT (1759-1837) Prélat et homme politique. L.A.S. comme ancien archevêque de Malines, Paris 20 janvier 1815, à Trophime-Gérard de Lally-Tolendal; 4 pages in-4. Protestation contre le milliard des émigrés. Il proteste vigoureusement contre l'avant-propos de la réédition de la Défense des émigrés français de Lally [voir n° 139], «injurieux dans les paroles, mensonger dans les allégations, ridicule dans les raisonnemens». On lui prête des paroles prononcées par M. d'Ecquevilly, on le traite de «prêtre déporté, arrivé dans l'étranger à la fin de la campagne de Champagne, [qui a] couru [s]e joindre aux guerriers émigrés», etc. Il ne comprend pas des «insultes aussi grossières que déraisonnables» de la part de quelqu'un dont il n'a cessé d'apprécier les talents... «Votre ouvrage et le mien [La France, l'émigration et les colonies] sont devant le même juge, le public: il jugera qui de vous ou de moi, sert le mieux son pays, vous en exhumant toute la révolution, moi en demandant qu'on n'en parle plus, et qu'on ne nous plume pas plus d'un milliard pour les instigateurs d'une guerre que vous dites avoir coûté à la France d'immenses sacrifices, qui ont accepté une amnistie, qui reçoivent d'énormes traitemens, qui attirent à eux la richesse de l'état par leur situation sociale, qui y exercent une influence trop malheureuse, que des manoeuvres flétries par vos collègues ont investi du pouvoir de décider toute question, et qui vont montrer la Noblesse française votant pour elle-même un milliard à la charge de la France, et reprenant avec la plume ce qu'elle a perdu avec l'épée»... ON JOINT la minute autographe, très corrigée, de la réponse de Lally-Tolendal (10 pages, plus mise au net); et une note sur la conduite de l'abbé de Pradt dans l'émigration
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Dominique Dufour de PRADT (1759-1837)
Prélat et homme politique. L.A.S. comme ancien archevêque de Malines, Paris 20 janvier 1815, à Trophime-Gérard de Lally-Tolendal; 4 pages in-4. Protestation contre le milliard des émigrés. Il proteste vigoureusement contre l'avant-propos de la réédition de la Défense des émigrés français de Lally [voir n° 139], «injurieux dans les paroles, mensonger dans les allégations, ridicule dans les raisonnemens». On lui prête des paroles prononcées par M. d'Ecquevilly, on le traite de «prêtre déporté, arrivé dans l'étranger à la fin de la campagne de Champagne, [qui a] couru [s]e joindre aux guerriers émigrés», etc. Il ne comprend pas des «insultes aussi grossières que déraisonnables» de la part de quelqu'un dont il n'a cessé d'apprécier les talents... «Votre ouvrage et le mien [La France, l'émigration et les colonies] sont devant le même juge, le public: il jugera qui de vous ou de moi, sert le mieux son pays, vous en exhumant toute la révolution, moi en demandant qu'on n'en parle plus, et qu'on ne nous plume pas plus d'un milliard pour les instigateurs d'une guerre que vous dites avoir coûté à la France d'immenses sacrifices, qui ont accepté une amnistie, qui reçoivent d'énormes traitemens, qui attirent à eux la richesse de l'état par leur situation sociale, qui y exercent une influence trop malheureuse, que des manoeuvres flétries par vos collègues ont investi du pouvoir de décider toute question, et qui vont montrer la Noblesse française votant pour elle-même un milliard à la charge de la France, et reprenant avec la plume ce qu'elle a perdu avec l'épée»... ON JOINT la minute autographe, très corrigée, de la réponse de Lally-Tolendal (10 pages, plus mise au net); et une note sur la conduite de l'abbé de Pradt dans l'émigration
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mardi 18 décembre・14:00 (Europe/Paris)
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31 Avenue Hubert Germain
75016 Paris